Histoire et patrimoine

histoire

L’histoire de Mouxy (selon wikipedia)

L’évolution de la commune est marquée par l’histoire d’Aix-les-Bains, et en particulier par l’importance du lac du Bourget et des sources d’eaux chaudes de la ville d’Aix qui en font toujours un haut lieu du thermalisme. On peut aussi dire, d’une manière plus générale, que l’histoire de Mouxy est étroitement liée à celle de la Savoie.

Néolithique et Antiquité

Le site fut habité depuis le Néolithique. En effet, des communautés sédentaires d’agriculteurs s’installèrent dans les plaines et les grandes vallées d’altitude moyenne. La première véritable phase d’occupation par des populations est observée, sur des gisements à niveaux organiques préservés à Saint-Pierre-de-Curtille (lac du Bourget).
La région est ensuite occupée par le peuple des Allobroges. Le territoire de l’Allobrogie est occupé par les légions romaines à la suite de la défaite en -121.
Vers 443, le général romain Aetius concède la Sapaudia à un peuple germain, les Burgondes.

Moyen Âge

Mouxy est une paroisse – ecclesia de Mauseu – qui dépend du prieuré de Clarafont selon un acte de 1344. À cette période, une nouvelle église dédiée à saint Jacques-le-Majeur est édifiée. Auparavant, celle-ci dépendait soit du prieuré de Saint-Pol soit de Saint-Hippolyte sur Aix. La paroisse est rattachée par la suite au prieuré d’Aix au XVIème siècle. On apprend que le curé de l’église, en 1340, devait à l’évêque lors de sa visite pastorale une procuration de 9 florins. En 1494, les fruits ou revenus de la cure sont estimés à 50 florins. L’église ne possède pas à l’origine d’image de son saint patron, ni autre objet de culte. En 1678, elle possède des reliques de saint Jacques, de saint Alexis et de la vraie croix.
Le village de Mouxy compte environ 30 feux en 1494 et 1497. Au siècle suivant, on passe à 42 feux et 440 communiants. Ils sont 420 communiants en 1667. Le nombre se maintient par la suite pour atteindre environ 300 habitants dont 220 communiants en 1729.

Époque contemporaine

affiche de la fête de l'annexion de la Savoie à la France

Fête de l’annexion de la Savoie à la France.

En 1860, face à la période du Risorgimento en Italie, amène la question sur l’avenir du duché de Savoie. Ce dernier fait partie d’une transaction entre le roi du Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne, et l’Empereur des français, Napoléon III. À la suite du traité de Turin qui voit l’annexion de la Savoie par la France, Mouxy devient comme tout le territoire du duché une terre désormais française.

Seconde Guerre mondiale

Le 10 juin 1940, Mussolini déclare la guerre à la France. La Savoie est prise dans l’étau. Les combats débutent dans les Alpes. L’armée italienne, commandée par le prince héritier Umberto de Savoie et le général Alfredo Guzzoni, formée par 22 divisions et 321 000 hommes se lancent sur les secteurs du Petit-Saint-Bernard et du Mont-Cenis. Face à cette force, les 185 000 hommes du général René Olry réussissent à résister. Dans la vallée, les Allemands passent le Rhône à Culoz et entrent dans Aix-les-Bains et ses villes et villages alentour, Chambéry n’est pas encore tombée. La signature de l’armistice le 22 juin 1940 met fin aux combats.
Mais un second armistice est signé avec l’Italie le 24 juin qui exige l’occupation de la Haute-Tarentaise et la démilitarisation de la frontière. Cette situation va devenir explosive sur tout le département.

Dates importantes :
  • le 1er janvier 1943 : les Italiens occupent l’intégralité de la Savoie. Ils contrôlent la frontière franco-suisse ;
  • le 16 avril 1943 : fermeture complète de la frontière franco-suisse du 16 avril au 3 mai 1943 ;
  • en septembre 1943 : Mussolini ayant été destitué par le Grand Conseil Faciste, les nazis reprennent le contrôle de la Savoie. Une rafle des Juifs par la Gestapo est présente sur Chambéry. Les troupes allemandes envahissent la Savoie.
Jusqu’à nos jours
La fin des guerres

Le 21 août 1944, Aix-les-Bains et ses alentours sont libérés. Les occupants capitulent aux alentours de 23 h 30. Un comité départemental de la Libération, réunissant les mouvements de Résistance, est instauré, et Lucien Rose devient préfet. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le territoire est bouleversé.
De nombreux changements du territoire se produisent dès les années 1950 et lors des Trente Glorieuses principalement. Ces modifications entraînent la construction de nouveaux logements et par conséquent, d’un développement de la vie urbaine dans des territoires encore ruraux.
Plus tard, dans le cadre du développement durable, la région Auvergne-Rhône-Alpes met en place des parcs naturels régionaux dont bénéficie le massif des Bauges en 1995 (parc naturel régional des Bauges).

Le Revard et son influence au xxe siècle

ancienne carte postale du chemin de fer du Revard Le chemin de fer à crémaillère permet d’accéder au mont Revard depuis 1892 jusqu’en 1937 date à laquelle il est remplacé par un téléphérique.
Mouxy relie la vallée d’Aix-les-Bains à la montagne. La station de ski du Revard fut, en 1908, la première station de ski en France. Pour acheminer les skieurs jusqu’au plateau, plusieurs infrastructures de transport passant par Mouxy (crémaillère et téléphérique) se succédèrent, jusqu’à ce que la voiture ne devienne le seul moyen d’accès au Revard en 1969. Mouxy a donc possédé deux gares sur son territoire.

L’essor démographique

Tout comme ses communes périphériques, Mouxy a connu (et connaît encore) une forte augmentation de la population depuis les années 1930 et plus précisément depuis les années 1980. Au niveau départemental, l’exode rural est prononcé.
Les principaux points au niveau départemental sont l’accroissement de la taille des villes, une situation au cœur d’importants axes de communication et les créations d’universités comme Technolac (important technopole à une dizaine de kilomètres de Mouxy).

patrimoine

Le patrimoine moussard est par nature rural : lavoirs, croix de chemin, petits oratoires… Mouxy a la particularité d’avoir possédé 2 gares sur son territoire.

Gare de la Crémaillère

De 1892 à 1937, une voie à crémaillère reliait Aix-les-Bains au Mont Revard, en passant par Mouxy, première station d’arrêt. (la station du charme).
La gare est la seule qui existe encore sur les cinq que comptait le parcours.En piteux état, elle a été réhabilitée par les bénévoles de l’association TC/AC et depuis 2012 une vingtaine de mètres de voie a été posée devant l’édifice. Le lieu ainsi aménagé devient un but de promenade. Le chemin a été agrémenté de panneaux rendant le trajet patrimonial plus attractif.
Une association s’est créée :  » T.C.A.C.  » (Tourisme et Culture Autour de la Crémaillère) dont les deux premières missions ont été d’entretenir la voie de la crémaillère et les ouvrages qui relient la gare à la station du Revard et de restaurer cette gare. Les travaux extérieurs sont maintenant terminés et l’association aménage l’intérieur.
Fin juin 2013, la loco n°6 arrive et est déposée sur la voie à crémaillère installée devant la gare.
Début 2018, un wagon de marchandise est livré et installé devant la loco. Il sera démonté et restauré en un wagon de voyageurs par les membres de l’association.
Vous pouvez aider cette association en adhérant (voir le contact dans la rubrique associations)

Gare du téléphérique

En 1935, la Société PLM remplace le train à Crémaillère par un téléphérique reliant les Mentens (hameau de Mouxy – altitude 650m) au Mt Revard (altitude 1550m). Cette construction détient le record Européen de portée de l’époque , 1600 m de volée pour un denivelé de 900 m parcourus en 7 mn.
La gare de départ adopte un style original d’Art Déco. Depuis 1975, date du démontage des cables (derniére utilisation en 1969), plusieurs propriétaires se sont succédés, laissant à l’abandon de nombreux volumes de l’édifice. A ce jour, des projets de réhabilitation étaient toujours en cours. Des partenaires privés étaient intéressés par l’architecture unique de cette gare. Rachetée dans un premier temps par la CALB, elle reste invendue et risque d’être démolie si aucune société ne la rachète.

L’Eglise (Vocable: St Jacques le Majeur)

église saint Jacques

L’église fut reconstruite au XIXème siècle ; La 1ère pierre fut posée en 1853, sur l’emplacement de l’ancienne église, (carré long et bas de 1180 pieds – environ 40 m2) où l’on entrait par une porte latérale (porte gothique de la sacristie actuelle). L’entrepreneur Joseph Rubino traça les plans et fut chargé d’exécuter les travaux. Style adopté : plein cintre et basses nefs, qui rappelle le roman. On conservera le clocher primitif (rehaussé dans les années 1870) et une partie de la sacristie en les intégrant dans la nouvelle architecture. Les briques qui servirent à la confection des voûtes furent cuites à Mouxy même dans le champ des Chaffardons. La construction dura plus de 2 ans et l’inauguration eut lieu en 1855. Outre l’entretien normal, l’Eglise fut décorée et légèrement modifiée en 1902: peintures de Jean-Baptiste Grosso, statues, vitraux puis restaurée successivement en 1937 et 1992.

Le Presbytère

Il fut totalement reconstruit à la fin du XIXème sur l’emplacement de l’ancien (délibération du Conseil de Fabrique du 5 Juillet 1896). Les travaux ont été exécutés suivant les plans et devis de l’architecte Bertin (encadrements des ouvertures en molasse de Cornin sauf pour la porte principale qui est en pierres de taille de Grésy). Réception définitive des travaux : le 1er Août 1899.

La Chapelle St Victor

    La chapelle se situe dans la montagne du Revard (Chemin de promenade balisé). Elle est reconnue pour la 1ère fois en 1494 mais semble plus ancienne encore . Elle fut très fréquentée, les Moussards s’y rendaient en procession pour demander la pluie en temps de sécheresse. L’eau de la fontaine de St Victor avait la réputation de guérir les maux de jambes. L’édifice a été reconstruit en 1840. La Chapelle est régulièrement entretenue par la Société de Chasse de Mouxy et quelques bénévoles.

La Chapelle N.D. des Neiges

Construite en 1866, c’est une chapelle privée située sur le replat du Biolay de Mouxy, Elle était le lieu de processions.

Les croix, les lavoirs, les fours


Tout au long des promenades dans les différents hameaux du village, vous allez découvrir de petits édifices: des oratoires, des croix (16 au total, dont la plus ancienne datée 1806 se situe aux Mentens près d’un four et d’un lavoir), des lavoirs (une quinzaine dont un ancien non daté au Faubourg regroupé avec une croix et deux lavoirs… et des plus récents datant de 1932), des fours (6 au total, mais seuls 3 sont accessibles bien que privés, ch du Vieux four, ch de la Creuse, ch du Moulin).